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lundi 28 mars 2011

« Sans la littérature, je serais sûrement devenu un voyou »

Qui a dit que hors le sport et le rap, il n’y avait point de salut pour les jeunes issus de l’immigration ? Personne, bien sur ! Hamid, 21 ans (photo), habitant du 19e à Paris, avait son destin tout tracé dans la comptabilité, à l’image de la majorité des élèves sortant du collège, (dés)orientés vers des filières ultra-passionnantes comme la compta ou le secrétariat. La révélation n’est pas venue à Hamid au détour d’un bilan comptable, mais par la rencontre avec le théatre et la littérature. Son BEP compta raté en poche, il décide de tout arrêter et de se lancer dans ce qui l’intéresse vraiment : l’écriture.
A coté de ses petits boulots, la chambre de Hamid lui sert de salle de classe et de fac. Ses livres ont remplacés ses professeurs. Avec une insatiable soif de savoir, il s’instruit en autodidacte, tout y passe : la philosophie, les romans, la poésie, des pièces de théatre. ? Je fais des fiches, sur lesquelles je prends des notes, avec un dictionnaire près de moi. Un dico spécialisé en économie, un autre en droit, un de philo et le Petit Robert, bien s?r. ?
Son organisme est affamé de connaissances. Ses lectures : ? L’étranger ? de Camus, le théatre complet de Sophocle, ? L’Ethique à Nicomaque ? d’Aristote, ? Le Banquet ? et ? Phèdre ? de Platon, ? Les méditations métaphysiques ? de Descartes, ? La première géographie de l’Occident ?, de Ghazali Idrisi, ? Les rêveries du promeneur solitaire ? de Rousseau… De cette nourriture abondante est née une pièce de théatre, écrite par Hamid, qu’il pense intituler ? Cécile ou le bal masqué ?. Cécile, une jeune noble, est le personnage principal. Les puissants y sont tournés en dérision, sur fond de mélo amoureux situé fin 17e, début 18e dans un pays imaginaire, ? la Lidhanie ?, avec son roi et sa cour. Cécile décide de se déguiser en homme afin de conquérir son aimé.
? Mais dis-moi, Hamid, que t’ont apporté la lecture et l’écriture ?

– Elles m’ont permis de m’ouvrir à diverses cultures, de me mieux me conna?tre moi-même.

– Que serais tu devenu si tu n’avais pas découvert la littérature et la philo ?

– Je serais s?rement devenu un délinquant, un voyou sans but s’identifiant aux dealers du quartier. ?
Hamid qui jongle avec les mots comme Zidane avec le ballon, veut monter sa pièce de théatre. Il est à la recherche d’acteurs professionnels ou amateurs de tous ages et de tous horizons. L’important, dit-il, c’est ? qu’il y mettent du c?ur ?. Si vous pensez être Cécile, ou le roi, ou un précieux marquis, n’hésitez pas à laisser un message cette adresse

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lundi 21 mars 2011

« Le pétrole de BP restera dans l’écosystème pendant plusieurs décennies » « Ecotidien

Ecotidien : L’explosion de la plateforme Deepwater Horizon, exploitée par BP, est-elle un simple accident ou était-elle prévisible ?
Anne Valette : Prévisible ou pas, cela démontre que le risque zéro en matière d’extraction offshore n’existe pas. L’incendie d’hier sur la plateforme Vermillion 380 le démontre une nouvelle fois. Combien de temps encore allons-nous jouer avec la vie, l’économie et les écosystèmes ? Il est grand temps d’admettre que nous ne pouvons ma?triser les risques en la matière et que la lutte contre le dérèglement climatique nous impose de sortir des énergies fossiles.
Pourquoi a-t-il fallu trois mois pour colmater la fuite ?
Ce long délai démontre tout simplement que nous ne savons pas gérer une catastrophe d’une telle ampleur, que nous ne savons pas, notamment, stopper rapidement une fuite à 1500 mètres de profondeur. Et pour autant, nous nous permettons de continuer le business as usual, en octroyant des licences en offshore profond dans des régions jusque-là préservées, telle que l’Arctique.
Pourriez-vous nous donner une estimation des dégats sur l’environnement ? Combien de temps la nature mettra-t-elle à se remettre ? Le pétrole à se ? biodégrader ? ?
779 millions de litres de pétrole ont été déversés le long des 700 c?tes américaines. Il s’agit du pire déversement de pétrole accidentel de toute l’histoire – juste après celui survenu en Irak en 1991. L’expérience montre que dans le cas d’une marée noire, on peut rarement retirer plus de 15 % du pétrole déversé. Le restant coule au fond de l’océan ou est ingéré par les animaux, qui meurent ou développent des maladies.
Le pétrole de BP restera dans l’écosystème pendant plusieurs décennies, avec de graves conséquences sur l’ensemble de la cha?ne alimentaire du golfe du Mexique et des bayous de Louisiane, zone de reproduction de nombreux poissons, oiseaux, tortues et animaux marins.
Il faudra attendre plusieurs mois, si ce n’est des années, avant de mesurer l’impact exact des hydrocarbures et des dispersants sur l’écosystème du Golfe.
80 % du pétrole échappé est toujours présent dans l’océan : pourtant, les données publiées par les agences officielles américaines sont loin de refléter la réalité ! C’est pourquoi Greenpeace a décidé de mettre en place une expédition de recherche indépendante à grande échelle pour révéler le véritable co?t du forage en mer, en envoyant sur place l’un de ses trois bateaux, l’Arctic Sunrise, sur lequel des scientifiques évaluent les premiers impacts de la marée noire.
Risque-t-on de voir dispara?tre une faune et une flore propre à cette zone ?
Plus de deux décennies après le naufrage de l’Exxon Valdez (déversement quinze fois moindre) en 1989, les effets de la marée noire dans le golfe de l’Alaska se font encore sentir, en mer comme sur le littoral. Des poches de pétrole sont toujours enfouies sous les sédiments et les plages de galets. Les populations de loutres de mer, qui avaient diminué de moitié, ne sont pas encore pleinement reconstituées, et les populations locales de mammifères marins sont au bord de l’extinction, les substances toxiques s’étant infiltrées dans leurs sous-couches graisseuses. Le nombre d’orques épaulards (Orcinus orca) a diminué de 40 %, et leur survie dans la baie du Prince William (au sud de l’Alaska) semble fortement compromise. Il y a malheureusement de très fortes chances pour que l’écosystème du Golfe du Mexique soit lui aussi très fortement touché par la catastrophe Deepwater.
Quelles mesures les gouvernements doivent-ils adopter ? Va-t-il falloir réguler les forages en eaux profondes ?
Nous devons prendre définitivement acte des dangers liés à l’extraction du pétrole offshore. Ces marées noires sont la conséquence de notre dépendance aux fossiles. Le pétrole, de l’extraction à la consommation, est une des premières sources d’émission de CO2 dans le monde. Selon le Potsdam Institute for Climate Impact Research, si l’on veut garder la hausse des températures en dessous des deux degrés, moins d’un quart des réserves prouvées en fossiles (pétrole, gaz et charbon) peuvent être utilisées d’ici à 2050.
Pour limiter l’augmentation des températures mondiales en de?à de 2°C, il est nécessaire d’inverser d’ici à 2015 la courbe des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et réduire de moitié nos émissions de GES à l’échelle mondiale d’ici à 2050.Les gouvernements du monde entier sont aujourd’hui à la croisée des chemins : ils doivent choisir entre la recherche de pétrole à tout prix et le développement massif des économies d’énergie et des filières renouvelables, permettant un avenir s?r aux générations futures.
Le dernier scénario énergétique de Greenpeace (juin 2010) prévoit une baisse de 70 % de la demande mondiale en pétrole, une baisse de 80 % des émissions de gaz à effet de serre et une hausse de 80 % des approvisionnements énergétiques issus des renouvelables d’ici à 2050.
Tout d’abord, il faut sortir rapidement des projets à haut risque : offshore profond, sables bitumineux, huiles lourdes… Puis sortir progressivement des fossiles d’ici à 2050 et supprimer leurs subventions, en développant celles allouées aux énergies renouvelables. Enfin, il faut réduire la demande en pétrole, notamment dans le secteur des transports.
Peut-on imposer à chacun des exploitants pétroliers la mise en place d’un plan d’urgence et d’intervention qui permettrait de remédier aux différents types d’incidents susceptibles de se produire ?
C’est bien évidemment un devoir de nos états et le b.a.-ba des décisions à prendre. Mais encore une fois, nous ne pouvons plus nous permettre de rester dans la course effrénée au pétrole, et en pomper jusqu’à la dernière goutte quel que soit le risque humain, environnemental et climatique. Nos états doivent donc prendre une décision bien plus courageuse que celle d’imposer simplement de nouvelles normes de sécurité aux compagnies pétrolières : planifier la sortie du pétrole et son remplacement par les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.
Propos recueillis par Juliette Speranza
Photo : Greenpeace

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lundi 14 mars 2011

Les documents internes d’Apple sur les problèmes des MacBook Air


Avec les derniers MacBook Air, Apple a réussi le tour de force de caser les composants constitutifs d’un netbook dans un volume des plus restreints. Mais il restait encore un peu de place pour y placer quelques bugs. Depuis qu’ils sont disponibles, de nombreux utilisateurs se sont en effet plaints de problèmes divers. Apple plancherait sur le sujet en interne. Et des documents fuités montrent qu’Apple connait exactement la nature des problèmes.
Ainsi, sur les modèles 13″, un document décrit des problèmes de bruit horizontal brouillant l’affichage et intervenant lorsque le mac sort du mode veille ou bien si l’on branche à chaud un moniteur sur sa sortie d’affichage externe. Mais un autre problème d’affichage affecte certains 11″ et 13″. Il passe du noir à des couleurs claires lorsqu’il sort du mode veille. Sur ces documents, des étapes à suivre pour résoudre momentanément ces problèmes sont décrites. Mais, en aucun cas, elles ne résolvent le problème de fa?on permanente. A ce sujet, Apple a déclaré en interne qu’une mise à jour du software à venir les résoudrait. On peut légitimement se demander si Apple ne devrait pas cesser momentanément la distribution de ses netbooks onéreux tant qu’une parade permanente n’aura pas été trouvée. Et aussi, si des problèmes hardware pourront être réglés avec une MàJ software.



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dimanche 6 mars 2011

A citrouille il ne sera plus que cinqtrouille

N’oubliez pas cette nuit, quand vous aurez terminé votre costume et le découpage de votre citrouille, de changer d’heure.
Oui c’est ce week-end.
Vous allez donc devoir modifier manuellement l’heure de tous vos gadgets antiques incapables de gérer la notion d’heure d’été et d’heure d’hiver.
Mais au fait, savez-vous si vous devez avancer ou reculer d’une heure?
Oui vous vous trompez à chaque fois. Donc deux fois par an. Pas facile de s’y retrouver avec ces histoires. Alors quelle heure sera-t-il vraiment à trois heures? Vous ne savez plus. Ce truc n’est vraiment pas votre truc et maintenant vous avez l’esprit tout embrouillé…
On peut tromper mille fois une horloge. On peut tromper mille horloges une fois. Mais euh… bon déjà prenez un chewing-gum. Et demandez à Google quoi faire. Il parait qu’Il sait tout.

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dimanche 27 février 2011

Le dock du Motorola Atrix 4G finalement à $500

L’idée paraissait géniale: tirer profit de la puissance de l’Atrix et de son CPU dual core pour le transformer en netbook grace à un dock. Sauf que lorsque le prix du dock est tout aussi cher (voire plus cher) que certains netbooks ($500 et non $150 comme on l’a cru à un moment), l’idée perd de sa superbe.
C’est plus exactement l’opérateur de téléphonie américain AT&T qui a fixé conjointement avec Motorola ce prix à $500. AT&T avance que si le dock est acheté en même temps que l’Atrix 4G, l’ensemble co?tera $500 soit le même prix que le dock s’il est acheté seul. Argument selon AT&T, mais tour de passe passe qui ne donnera pas forcément envie d’acheter ce dock séparément par la suite.
“Avec toute l’intégration entre l’Atrix et le dock, on peut faire plus qu’avec un netbook. Le prix n’est pas si élevé si on le compare à une tablette”. Comparer l’Atrix et son dock à une tablette est quelque peu étonnant. Mais si on pousse le raisonnement, il faudrait préciser que pour $500 on peut acheter l’iPad sans avoir à souscrire à un abonnement de deux ans comme c’est le cas avec AT&T pour obtenir l’Atrix et son dock à $500.
Bref, Motorola est en train de nous démontrer que des produits innovants et intéressants peuvent être tués dans l’oeuf. On pense notamment à la tablette Motorola Xoom pour laquelle il faut un minimum de forfait data pour débloquer le Wifi (on croit rêver).
Pour revenir à l’Atrix 4G, les autres déceptions sont qu’il sera livré avec Froyo et qu’il ne pourra pas lire ni enregistrer en 1080p comme pourtant promis au CES 2011.
Il sera disponible le 6 mars 2011 avec l’opérateur AT&T.

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lundi 21 février 2011

Marseille- Le Frioul met le cap hors du parc

Le GIP des calanques devrait proposer demain un nouveau périmètre pour le parc.
Le GIP des calanques devrait proposer demain un nouveau périmètre pour le parc. P. Magnien / 20 Minutes

ENVIRONNEMENT - L'Etat serait prêt à exclure la rade Sud du futur parc national des calanques...


Le parc des calanques, avec ou sans Frioul ? Le groupement d'intérêt public (GIP) s'achemine vers un périmètre amputé de la rade Sud de Marseille pour le futur parc national des calanques.

Vote

Un changement majeur, que dénoncent plusieurs associations. «Sans Port-Miou et le Frioul, le parc va attirer encore plus de visiteurs mais avec de grands espaces sans protection supplémentaire», s'inquiète Denyse Ricard-Maubon, président du collectif Un parc national pour les calanques. Jusqu'au dernier remaniement, l'Etat incluait le Frioul dans le parc avant le dernier remaniement gouvernemental.
Mais sous la pression des élus marseillais, la position serait en train d'évoluer. «J'ai rencontré Nathalie Kosciusko-Morizet il y a quinze jours, nous cheminons vers un accord», assure Guy Teissier, président du GIP des calanques. Quelle contrepartie en échange de l'abandon de la rade Sud ? «Je ne peux rien dire, c'est l'assemblée générale [du GIP] qui décidera», élude l'élu. Le GIP devrait transmettre demain le nouveau projet de périmètre aux associations de riverains et d'usagers des calanques, avant un vote prévu mi-février. Du côté de l'Etat, le rabotage du périmètre semble acquis : «Il faut reconnaître que la rade Sud, c'est comme un immense jardin public, analysait la semaine dernière Hugues Parant, préfet de région. Si on construit le parc national contre les habitants et les usagers, c'est mal barré.»
Frédéric Legrand
Usages
Prévu pour cette année, le parc national des calanques devrait être le premier parc péri-urbain de France et le premier en métropole à disposer d'une partie marine. En moyenne, 2 millions de personnes visitent les calanques chaque année pour des activités de promenade, baignade, escalade, chasse, nautisme, plongée etc.

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mardi 15 février 2011

De nouvelles drogues de synthèse, mais peu consommées en France

La hausse des saisies de drogues de synthèse, comme le LSD ou l'ecstasy, témoigne de l'émergence de nouvelles substances qui restent encore peu consommées en France, affirme Etienne Apaire, président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt).
Q: Dans leur bilan 2010, les Douanes ont constaté une hausse des saisies de drogues de synthèse. Cette augmentation se retrouve-t-elle en matière de consommation?
R: Le bilan des Douanes confirme notre inquiétude. Entre 2009 et 2010, on a eu 42 nouvelles substances de synthèse qui ont été identifiées. C'est énorme.
On a une augmentation de la variété des drogues de synthèse et des quantités saisies, mais elle ne sont pas destinées à la France. Ainsi, la méphédrone, apparue en Angleterre, a été classée illégale il a peu de temps, mais elle est faiblement consommée en France.
On est plut?t un pays de transit. Et si on a une hausse des consommations d'amphétamines, on est pour l'instant protégé à l'égard d'autres produits comme les méthamphétamines, surtout consommés chez nos voisins.
Q: Comment peut-on expliquer l'arrivée de ces nouvelles substances?
R: Les chimistes essaient de contourner les textes d'interdiction en produisant les molécules qui sont (proches) de celle qui est interdite. C'est plus facile à faire. La différence entre une drogue de synthèse et un médicament détourné de son usage c'est une différence juridique mais pas chimique.
Pour l'instant la production en France n'est pas une production de masse et la consommation n'est pas une consommation de masse. Du coup, elle n'est pas entre les mains du crime organisé.
Mais on veille à ce que les organisations criminelles ne se lancent pas dans cette production, plus facile que de faire venir de la drogue du bout du monde.
Q: Les Douanes constatent une hausse des saisies de coca?ne et une baisse de celles de cannabis. Quelles sont les tendances en matière de consommation?
La première drogue consommée en France reste le cannabis, mais avec une baisse depuis 2002. On est revenu au niveau d'avant les années 2000, avec environ 1,2 million d'usagers réguliers.
Il y a moins de demandes. Les messages publics sur les dangers du cannabis (...) sont en train de passer. De plus, la lutte contre le trafic fait que le prix n'a pas baissé.
Pour la coca?ne, la consommation a doublé depuis 2002, avec 250.000 usagers. On s'attend à ce qu'elle continue à augmenter, mais on reste à des niveaux faibles par rapport à nos voisins, comme l'Angleterre (1 million de coca?nomanes), l'Espagne ou l'Italie.
Dans ces pays, la demande est telle et leur politique est tellement tolérante à l'égard des consommations, que la coca?ne va plut?t vers eux. S'il y a une hausse des saisies, c'est que beaucoup sont destinées à d'autres pays que nous.

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